Sous la musique des coup de fusils, Friech avance, au rythme de la marche militaire. Plus il s'approche de l'endroit, plus l'angoisse monte. Des gens innocents se trouvent là-bas, dans ce petit village. Des personnes qui n'ont pour seul crime que d'être nés du mauvais côté de la barrière, qui ont pour seul crime d'être des slaves. Friech est blond, il a yeux bleus profond. Il pourrai être un formidable SS, si il voulait. Seulement cela voudrait dire qu'il devra tuer des juifs, et ça il ne le peut pas. Peut-être que les juifs sont aussi cupides qu'on le dit mais Marie n'est pas comme ça. Peut-être que toute la nation Allemande se trompe et que lui seul a raison. Stupide, qui est il pour oser s'opposer à une suggestion du Führer ?
« Ai- confiance en tes convictions et alors, le monde sera près à te suivre » Marie lui avait citée cette phrase avant de partir, se cacher. Depuis il ne l'avait jamais revue. Il n'avait pas pu lui dire au revoir, une dernière fois. Lorsque, ils avaient été plus petit, ils se voyaient souvent puis plus grand, ils restaient ensemble bravant les interdictions familiales. Mais il n'y avait jamais rien eu entre eux, rien qu'une amitié indestructible. Indestructible : mot qui ne veut plus rien dire, aujourd'hui.
Au coté de Friech, se trouve José. Grand, brun, il marche d'un pas décidé. Il n'a pas peur comme Friech. Mais il y a une très nette différence entre eux. José est décidé aller à la guerre, il est en accord avec tous ce que fait Hitler. Déportation des juifs, mise en esclavage des « sous-hommes ». Il veut la guerre comme si il l'avait désiré inconsciemment toute sa vie. Friech, lui, ne peut croire qu' il est superieur à Marie, ou à ses parents. Voilà pourquoi il ne veut pas être SS, honneur qui conviendrai mieux à son cousin, qu'à lui.Voilà pourquoi, il n'aime pas cette guerre. Voilà pourquoi il éspère que le village sera abondonné.